vendredi 15 juin 2012

Fin de séjour ...


Le vendredi, nous décidons de faire de la plongée enfin surtout pour Chérif car Clémence n’en a jamais fait ! Nous nous rendons alors au hasard dans un club de plongée nommé « Abalone » tenu par un couple super sympa, Gustavo et Vanessa. Pas de problèmes, nous voilà embarqué pour une immersion. Le matin, Chérif plonge à 15 mètres près de la barrière de corail, Clémence restée sur le bâteau, décide de braver sa peur et de faire son baptême de plongée l’après-midi, avec le beau Gustavo. Il paraît que Mayotte détient le plus beau lagon du monde…alors, Clémence aurait eu tort de s’en priver ! Moment magique pour les yeux !






Le samedi, c’est vraiment la der des ders ! L’aventure va bientôt se conclure mais au saut du lit à 7 heures du matin, avec encore les traces du pli des draps sur le visage, Clémence et Chérif partent avec palmes, masques et tubas à l’assaut des tortues marines. On ne pouvait pas partir sans un bain de tortues. C’est magnifique, elles sont au rendez-vous. Dans la matinée, retour vers Mamoudzou pour rendre la voiture de location et embrasser notre cher Momo, entre temps petit arrêt sur un marché pour acheter avocats, bananes et mangues, et prises de photos. Nous prenons la barge pour rejoindre l’aéroport situé sur Petite Terre à Dzaoudzi et décollage vers Saint-Denis de la Réunion puis direction Paris Charles de Gaule puis Angers, retour à la maison.

Une page se tourne…mais d’autres vont s’ouvrir car l’histoire n’est pas finie d’être écrite. La réalisation de cette mission humanitaire sur l’Ile de Grande Comore, la rencontre avec le Docteur Michel, la création de cette Association Docteur Mogni Vision Avenir est le fruit du hasard des rencontres. Nous remercions les divers laboratoires pharmaceutiques* pour leur don, le service biomédical de la Clinique pour leur aide précieuse et leur disponibilité, les membres de la Pharmacie, le Chef de bloc de la Clinique, les magasiniers du Bloc et au personnel du bloc opératoire d’ophtalmologie d’avoir supporté nos états d’âmes et tous ceux qui ont contribué de loin ou de près à la réalisation de cette toute première mission humanitaire. L’avenir est devant nous et une seconde mission humanitaire se profile pour la fin d’année 2012. 

*
 ALCON


FCI
BVI
ANSELL
B BRAUN
3M
PLG
EUROPHTA -THEA
CHAUVIN
CROMA
FRESUNIUS KABI
PANPHARMA
MÔLNLYCKE 
PAUL HARTMANN
MAURY
COVIDIEN
ETHICON
RENAUDIN
ANIOS
PHAGOGEL
RAFFIN
ASEPT INMED  







Si cette histoire vous a passionné et que vous souhaitez apporter votre soutien (financier) pour la pérennité de cette association, reconnue d'intérêt général, et disposant d'un agrément fiscal. Vous pouvez nous écrire : 
Dr Mazit
 Association Dr Mogni Vision Avenir 
140 Avenue de Lattre de Tassigny
 49044 ANGERS Cedex 01


22 mars : le grand départ


Cette fois c’est le grand départ ! Cette toute première mission humanitaire s’achève avec succès, nous sommes satisfaits car nous aurons redonné la vue à environ 46 personnes mais ce n’est qu’une petite goutte d’eau car la demande est forte. Ce matin là, Nassur nous emmène prendre un petit déjeuner à la française dans un café puis nous dépose au Centre de Soins. Oh surprise la salle d’attente est pleine de patients mais où est Michel ? Chérif commence les consultations post-opératoires des opérés de la veille et Clémence déballe et refait les pansements, tout en s’assurant de la bonne compréhension des patients et de leur famille pour la réalisation des soins futurs. A 10 heures, notre chauffeur nous attend pour nous faire visiter rapidement la Capitale. En effet, la veille au soir, Mustapha nous a gentiment proposé de mettre à notre disposition sa voiture avec chauffeur. Après un tour rapide de la ville, il nous emmène au Centre de Soins Caritàs (Secours Catholique français) mené de main de maître par le Docteur Alain, qui est un Anesthésiste malgache. C’est le seul et unique médecin du Centre, il assure toutes les consultations, aidé par une troupe entière d’infirmières. Ensuite, détour au Marché de Grimaldi pour y acheter des boubous puis au Marché de Volovolo pour y ramener quelques souvenirs (épices, statuettes en bois). Fin de la ballade, il est temps de partir vers l’aéroport de Hahaïa avec Chris, Michel, Faha et les Docteurs Djabir et Nassur. Beaucoup d’émotions en perspective, nous passons dire au-revoir à Papa et Mama Saïdou…on espère les voir en pleine forme, avec leurs beaux sourires quand nous reviendrons. Après les au-revoirs, nous décollons de l’Ile de Grande Comore à 17 heures pour rejoindre Mayotte et y passer une journée de détente et de repos avant le retour vers la Métropole. A Mamoudzou (Mayotte), nous retrouvons notre cher Momo Mahorais qui nous attendait avec une voiture de location. Petit dîner en sa compagnie dans un restaurant et vers 21 heures, nous partons dans la nuit profonde vers Bouéni, petit village situé dans la Baie des tortues au Sud Ouest de l’Ile. Nous arrivons sans encombre vers 22h30 sans GPS, sous la pluie malgré une route sinueuse et des chiens errants. Une nuit de repos bien méritée. 

Le beau sourire de Papa Saidou


Mama Saidou et Faha


Merci Chris !



21 mars 2012 : dernière journée de bloc


C’est le début de la fin !! Dernière journée, derniers blocs et au programme 8 patients, qui sont tous aveugles (8 cataractes dont une cataracte en extra-capsulaire). Chérif cumule deux fonctions, celle de Chirurgien et celle d’Anesthésiste. La première rétrobulbaire est réussie avec brio, et heureusement car on commence par une cataracte extra-capsulaire. Au fur et à mesure des rétrobulbaires, Chérif se dit être moins efficace…mais à croire qu’il a des doigts magiques car les patients ne se plaignent d’aucune douleur ! Virginie, avec son sourire, sa bonne humeur, son efficacité sans faille, nous a beaucoup manqué. Huit patients à 2 ce n’est pas simple mais heureusement nos trois compères Ahmada, Mzedallah et Faha sont d’une aide précieuse. Clémence accueille les patients et les installe dans le SAS d’anesthésie, fait panseuse pour installer la table d’instrumentation pour chaque intervention et essaye d’assurer le suivi post-opératoire des patients. Mzedallah continue d’assurer la stérilisation des instruments, fait brancardier pour transférer les patients du SAS d’anesthésie à la table opératoire et panseur car il remplace Clémence durant les interventions. Faha, notre technicien, fait à la fois brancardier et notre traducteur et interprète ! Rappelons que notre vocabulaire en Comorien est très limité, à part dire « bonjour », « merci », « ouvrez ou fermez les yeux », « pas bougez »…c’est un peu près tout! Et Chérif, il fait tout : Chirurgien, Anesthésiste, Panseur ou encore Brancardier ! Bref, la polyvalence et l’organisation étaient au rendez-vous et nous avons géré car nous avons opéré 8 patients entre 8h50 et 14h15 ! L’après-midi, c’est la grande récompense des efforts du matin, nous allons déjeuner à l’hôtel Itssandra Beach et se baigner pour se détendre. Quel bonheur de faire les étoiles sur l’eau et de se vider la tête dans ce petit coin de paradis !


 En fin de journée, le Docteur Chacour (Gynécologue-Obstétricien de l’Hôpital El-Marouf) vient nous chercher à l’hôtel et nous emmène visiter le service de maternité, la salle d’accouchement et le bloc gynéco/obstétrical. Que dire… ?? Locaux insalubres, matériels déplorables, il y règne une atmosphère indescriptible. Par pudeur, on a évité de prendre des photos. Très émus de constater que le personnel paramédical et les médecins ne démotivent pas de travailler dans de telles conditions. Chapeau bas. Un service de maternité surchargé avec environ 3 femmes par chambre, un bloc de césarienne sans scialytique avec une table opératoire bloquée en mode proclive, des boxes d’accouchements les uns sur les autres séparés par de simples paravents, pas d’autoclave pour stériliser le peu d’instruments vétustes de chirurgie juste une poupinel, une odeur nauséabonde de sang coagulé, de crasse, de sueur… . Bref, nous sommes très très loin des conditions occidentales ! Cependant, tout ce personnel soignant ainsi que le Dr Chacour ont beaucoup de courage et de mérite car ils gèrent tant bien que mal plus de 3000 accouchements par an soit environ 15 accouchements par jour ! 


Vers les 18 heures, nous regagnons le Centre de Soins d’Ophtalmologie pour réaliser l’inventaire final et ranger tout le matériel afin qu’il soit bien conservé pour les prochaines missions à venir. Grosse suée lors du déballage du matériel et encore davantage lors du rangement. Une température avoisinante les 30 degrés dans l’arsenal, nous étions trempés mais on tenait à tout ranger le soir même, coût que coût ! Même aux Comores malgré la chaleur, la fatigue, on ne lâche rien. C’était notre devise !!! Pendant ce temps, les aux-revoir commencent, nous avons la visite du Dr Halifa (un Médecin Biologiste allias Papa Noël), de patientes qui viennent nous offrir des cadeaux pour nous remercier. Ce sont des moments très touchants que nous n’oublierons jamais. 


Le soir, nous allons passer notre dernière soirée et faire la fête chez Mustapha, le frère aîné de Nassur. Grande soirée de décontraction, les boissons alcoolisées ne sont pas prohibées, un buffet énorme riche de spécialités comoriennes et malgaches. Disons que Mustapha est un homme gai, jovial avec énormément d’humour qui sait recevoir et mettre l’ambiance! Le « big smile » était visible sur tous les visages. Notre dernière soirée aux Comores restera un des meilleurs moments de cette mission. Un ventre bien rempli, des verres jamais vides et une bonne crise de rires.



mardi 20 mars 2012



Grosse journée en perspective. On a décidé de scinder le programme opératoire en deux parties, une le matin et l’autre l’après-midi vers 17 heures. Virginie assure avec nous cette matinée de cinq malades. Elle est sensée former Chérif à la rétro pour assurer la suite de la mission. Il prend à peine le temps de voir comment elle fait. Tous ses bagages sont bouclés, à 11H30, Nassur arrive à la Clinique c’est le départ de Virginie vers la Métropole. Nous ne traînons pas car il faut beaucoup de temps pour enregistrer ces bagages, les aux revoirs et c’est avec un gros pincement au cœur que nous quittons Virginie. Mais nous savons tous très bien, que c’était la meilleure des solutions. Vers 15h, déjeuner avec Nassur, Chris et Michel au Jardin de la Paix et après un bon repas, même si c’est déjà la fin de l’après-midi, trois blocs nous attendent (2 cataractes et 1 iridectomie). Les mains de Maître de Virginie nous manquent déjà, surtout à Chérif car ce dernier doit se remettre à faire des rétrobulbaires. Oui s’y remettre, car il n’en a pas fait depuis au moins 10 ans…il se dit ne pas être aussi performant qu'elle mais les patients ne s’en plaignent pas. Les blocs se passent paisiblement malgré un effectif réduit ! Nous restons motivés et efficaces ! Pour la soirée, nous allons dîner chez « le Grand Professeur Agrégé des Urgences de El-Marouf », notre cher Docteur Djabir et sa famille. Au menu, cuisses de poulet ou poisson grillés, des bananes plantins et des fruits à pain frits. Un délice et nous nous sommes laissés tenter à déguster du poisson grillé après un interrogatoire drastique de Chérif !!! Suite au départ de Virginie, Clémence change de maison, elle part de chez Michel pour passer les deux dernières nuits chez Nassur, à Vouvouni. Elle commence à regretter le remous des vagues pour s’endormir, sa grande chambre et le petit déjeuner sur la terrasse face à l’océan ! Clémence a abandonné Michel et sa demeure de villégiature, qui la laisse partir avec un petit pincement mais il n’en dira rien !!!! Ce que ne sait pas Clémence, c’est qu’elle abandonne le bruit de la mer pour l’appel du Muzzin à 4 heures du matin, les moustiques affamés et les coqs qui chantent.

Mosquée de Moroni


Djabir

Lundi 19 mars et imprévu


Déjà une semaine !  Nous voilà à la 6ème journée de bloc qui s’annonce rude. En effet fainéant de préparer ce bloc la veille, nous voilà en retard ! Chérif tire sa tête des mauvais jours car ça ne démarre pas comme il le souhaite. Il faut avoir la tête bien vissée ce matin, liste opératoire à faire, préparation du matériel de chirurgie, mise en route du bloc, la stérilisation à lancer (on avait oublié de lancer l’autoclave samedi après les blocs, perturbés par notre profonde volonté d’aller se détendre à Itssandra Beach) et tout ça en même temps que le petit déjeuner. Un petit coup de mou, on commence finalement le bloc à 8h30. Virgine tient bon malgré un moral en berne, elle va sans doute devoir rentrer plus tôt que prévu. Cela n’affecte pas le rythme opératoire, rétro après rétro (pour les non initiés, c’est l’anesthésie rétrobulbaire), cataracte après cataracte, les interventions s’enchaînent. Mais la fatigue commence à se faire sentir entre les journées opératoires et les soirées avec les amis, les nuits sont courtes. Fin de la vacation vers 15 heures, c’est l’heure du déjeuner pour cette équipe de rescapés. C’est l’occasion de faire le point, la décision est prise, Virginie doit rentrer. Objectif de la mission, trouver un billet d’avion au plus vite. Chose pas forcément évidente surtout quand les agences ferment leurs portes à midi. Mais heureusement que les téléphones portables sont là et Chérif arrive à joindre notre contact de l’agence de voyage d’Angers qui nous avait organisé le voyage. Très efficace depuis la France, elle arrive à trouver un billet pour Virginie pour le lendemain malgré des avions surchargés. Merci « Madame Thomas Cook » ! Nous retournons ensuite au Centre de Soins car il faut que Chérif et Michel fassent les consultations pré-opératoires pour les opérés du lendemain. Pendant ce temps, les filles partent avec Sonia (fille de Mama Kadidja) sur le Marché de Volovolo pour faire quelques petites emplettes (achats de Boubous, étoles). Côté météo, la chaleur et l’humidité sont toujours au rendez-vous mais nous rentrons un peu précipitamment du marché car Clémence montre quelques signes de défaillance physique notamment à cause de ses troubles digestifs. En fin de soirée, petit détour au cabinet médical de Nassur pour y tenter d’imprimer les billets d’avion pour Virginie. La galère, il faut être patient car il a fallu près d’une heure pour tout imprimer. Le soir, dernier dîner avec Virginie, chez Michel, préparé merveilleusement par Ben Ali. Ce soir là, Chérif a bien cru terminer seul la mission humanitaire entre Virginie qui regagne la France et Clémence qui est une nouvelle fois « out » ! Bref, la troupe est décimée mais Chérif y croit toujours, il se demande comment il va s’en sortir seul. Heureusement Virginie ne lâche rien, elle tient à assurer la matinée opératoire du lendemain avant de prendre l’avion.

lundi 4 juin 2012

Le dimanche 18 mars 2012 : jour de repos


Voilà notre journée de repos de la semaine !! Pas de grasse matinée possible, on veut en profiter ! La veille, Virginie a appris une mauvaise nouvelle, qui nous a tous bouleversé. Le moral des troupes est en berne ! Pour essayer de penser à autre chose, Chérif et Nassur viennent nous chercher chez Michel à Voidjou et nous partons tous les cinq vers le nord de l’Ile de Grande Comore. Nous nous rendons dans la ville de Mitsamiouli, le fief familial du Docteur Djabir (Le Grand Patron des urgences de l’hôpital El-Marouf comme il se nomme !!). Cette ville est à moins de 30 kms de Moroni mais il nous faut bien plus d’une heure en voiture pour arriver à destination, car l’état de la chaussée est catastrophique ! Excès de vitesse impossible, les nids de poule sont davantage des nids de mammouths semblables à de véritables cratères et cela demande beaucoup de concentration au conducteur !! Même en 4x4 il faut avoir l’estomac bien accroché!!! Nous faisons une petite escale à Hahaïa pour saluer Papa et Mama Saïdou, mais Mama est déjà partie au champ, sous un soleil de plomb ! Là-bas, la chaleur et la vieillesse ne sont pas une incompatibilité au travail ! A Mitsamiouli, Djabir nous fait une visite de l’hôpital local. Que dire ??? Les bâtiments sont plutôt corrects, le personnel qualifié se fait rare et le matériel médical quasiment inexistant. Vous vous imaginez qu’il est difficile de travailler dans de telles conditions mais les médecins, les infirmiers ne se découragent pas et tentent de répondre à la demande de soins comme ils le peuvent. Au détour dans la maternité, qui est envahie de femmes, nous assistons à un accouchement. Très impressionnant, car aucun matériel dans la salle d’accouchement ou juste une paire de ciseaux et une pince à clamper rouillées. Le taux de procréation est très élevé sur l’île, de nombreux accouchements ont lieu chaque jour. Dans les zones rurales, ce sont les sages-femmes qui accouchent les femmes car les médecins sont peu nombreux. Après cette visite, Djabir nous emmène voir la construction de sa future demeure dominicale (son « château » comme il le dit !!), nous faisons un arrêt pour découvrir l’intérieur d’une mosquée et nous allons déjeuner dans l’immense famille du Dr Djabir (tous les cousins, les cousines, les frères, les sœurs sont là !). C’est un repas de fête, deux grandes tables sont dressées, de nombreux mets sont cuisinés. C’est jour de fête aujourd’hui !! Nous dégustons le jus de Noix de coco, fraîchement cueillies du matin. Bon mais un peu fade ! Après le repas, le soleil est flamboyant et nous décidons d’aller nous détendre et nous rafraîchir à la plage. Le bleu de l’océan est exceptionnel, un vrai bonheur pour les yeux ! Après cette baignade, on se rend au Trou du Prophète, le lieu refuge de Bob Denard. 

Plage de rêve à Mitsamiouli


Le trou du prophète





Fin de la journée de repos, retout chez Nassur, à Vouvouni où nous sommes gentiment invités à assister à la Grande Prière organisée en l’honneur de la maman de Nassur qui a guéri d’une grave maladie. Cette prière est dirigée par une équipe d’Imams qui font louange à Allah et demande miséricorde et bénédiction pour sa famille. Comme toujours, une bonne prière ne vaut rien sans un bon repas et une petite générosité. Un repas copieux est servi aux Imams, ils repartent avec leurs enveloppes et nous, on partage un excellent repas avec la famille. C’est l’occasion de dîner avec Mustapha, le grand frère de Nasur, qui en profite pour nous inviter à dîner chez lui Mercredi chose que l’on accepte sans ce faire prier, il très jovial et la soirée s’annonce déjà fort sympathique.




Le 17 mars 2012 : rencontres officielles


Voilà, une semaine déjà que nous sommes partis de France ! Le temps passe vite ici mais nous vivons et profitons de chaque instant. Après la bonne soirée de la veille, nous nous mettons sur notre « 31 » car aujourd’hui, c’est la rencontre officielle avec le Gouverneur de l’Ile (l’équivalent du Président de la République), Monsieur Mouigni Baraka Saïd. Les Docteurs Michel, Nassur, Djabir, Madi, le Directeur de Cabinet du Commissaire de la Santé et la Directrice de la Santé nous accompagnent à ce rendez-vous. On a rendez-vous à 8 heures, on a donc changé nos habitudes, début du programme opératoire prévu vers 10 heures.




Nous nous dirigeons sur les hauteurs de Moroni pour rejoindre la Résidence du Gouverneur. Nous sommes accueillis par de véritables « Men in Black », costards noirs, lunettes de soleil où l’on se voit par reflet, Talkie walkie, oreillettes…ça ne rigole pas en ce qui concerne la sécurité du Gouverneur. Une fois que nous avons pu pénétrer dans le Domaine, on découvre une somptueuse demeure avec un très jolie jardin et une multitude de personnes travaillant pour le Gouverneur. On nous fait patienter dans un petit salon attenant au Bureau du Gouverneur, l’accueil est chaleureux, café, petits gâteaux et rafraîchissements nous sont proposés. Lors de la rencontre, le Docteur Madi président du conseil de l’ordre introduit l’entretien, fait les présentations et renouvelle son soutien à notre action, on l’en remercie. Puis Chérif prend la parole, remercie le Gouverneur, les autorités de santé, le conseil de l’Ordre, les collègues et complices médecins, notamment Nassur et Djabir pour leur soutien. Il poursuit par l’association, notre action engagée à la mémoire du Dr Mogni dont le décès prématuré à laisser ici une vive émotion, nos projets pour l’avenir. En résumé, le Gouverneur est ravi de notre venue, nous remercie de ce que l’on fait pour la population et nous renouvelle son soutien pour l’avenir. Après la petite photo souvenir avec le Gouverneur, la rencontre avec une tortue terrestre âgée d’au moins 200 ans, la matinée n’est pas terminée et nous repartons à la Clinique pour opérer huit patients de cataractes. Une fois les blocs terminés, nous allons déjeuner, se baigner pour passer la fin de journée à l’hôtel Itssandra. 

Rencontres avec Monsieur le Gouverneur Mouigni Baraka Sa id et les autorités


La fameuse tortue






Une fois les blocs terminés, nous allons déjeuner, se baigner pour passer la fin de journée à l’hôtel Itssandra.
















Nous passons ensuite la soirée chez le Docteur Nassur à Vouvouni (ville située à moins de 10 kms de Moroni) pour déguster un excellent dîner demandé auparavant par Chérif qui rêvait de manger des fruits à pain, des brochettes ! Donc au menu : brochettes grillées de poulet, bananes Plantin, manioc bouilli et grillé ainsi que des fruits à pain bouillis et grillé ! un repas somptueux préparé par un jeun comorien fan de grillades, qui a su convaincre Chérif lors de son précédent passage.

Les grilladistes de choc !

Un bon repas à nouveau !